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Fiche technique
  • Nombre d'épisodes : 13
  • Genre : Action, Gore
  • Studio : Group Tac, AIC
  • Année de diffusion : 2006
  • Auteur(s) : Tôru Fujisawa
  • Licencié - Achetez-le au meilleur prix !

Synopsis

Tokkô est une section bien particulière des forces de l’ordre. Celle-ci a pour but d’éliminer en secret des démons venus répandre chaos et désolation dans le monde des humains. Ses membres, très atypiques, sont le fleuron des forces spéciales, mais cachent en vérité un lourd secret. Et lorsque Ranmaru Shindô, jeune inspecteur de la police, rencontre la femme qui apparaît chaque nuit dans ses rêves et appartenant à Tokkô, des douloureux souvenirs surgissent. Parmi eux, le meurtre sauvage de ses parents, il y plusieurs années de cela.
Ainsi, pour découvrir les causes de ce carnage, Ranmaru n’hésitera pas à rejoindre la section Tokkô, auprès de laquelle il apprendra bien plus que ce qu’il n’espérait. Mais toutes les vérités ne sont pas faites pour être connues…


Attention ! Le test de Manga Okaeri tient compte de l'intégralité du manga et est susceptible de contenir des spoils mineurs. Ca reste léger, mais vous êtes prévenus.

Le test de Manga-Okaeri

Par un bel après-midi pluvieux, Torû Fujisawa décida de regarder Elfen Lied. Repensant à son best-seller GTO, il s’est senti quelque peu frustré. « Et si moi aussi je faisais un manga avec des membres qui giclent sur les corps de belles naïades ? », s’est-il alors exclamé. Ni une, ni deux, il s’est mis à plancher dur, même le dimanche. Et de son trait expert a jailli Tokkô… Du sang, des cadavres, du fan-service, un héros très con, un dessin agréable : tous les ingrédients étaient réunis pour pondre un animé à succès, et peut-être même de bonne facture. « C’est super », me direz-vous. « Mais sinon, les gonzesses, elles sont bien foutues ? »

Là elle est de bonne humeur.

« Tokkô, un animé de brainless. » C’est en repensant à cette phrase que j’ai regardé le premier épisode. Et effectivement, mis à part un chara-design très soigné, si l’on excepte le héros (un vrai champion), il faut dire que les corps mutilés et scènes de fan-service sont légions. Mais pourquoi pas, après tout Elfen Lied n’est lui aussi pas exempt de ces menus défauts…
« Pour une fois que c’est pas un shônen… Autant lui laisser sa chance. », pensai-je. Ouais, ben j’y repenserai à deux fois avant d’être compréhensif. Notre héros, Ranmaru, vit en compagnie de sa chevelure assez particulière et accessoirement de sa sœur Saya qui se balade toujours en petite tenue chez eux afin, dit-elle, « d’éveiller les instincts naturels d'onii-chan ». Mouais, dans le genre fan-service, on touche le fond (ou on atteint le sommet, question de point de vue). Heureusement, on entre rapidement dans le vif du sujet. On apprend ainsi que tous les habitants d’un quartier ont été décimés par un bel après-midi ensoleillé. Plus fort que Jack l’éventreur et Freddy réunis. Les circonstances du carnage sont inconnues, mais si vous pensez à des monstres gros, bêtes et méchants, vous n’êtes sûrement pas très loin de la vérité. Quelques mioches s’en sortent quand même, juste pour les faire grandir dans la haine et le désespoir. On marque une pause et on respire, parce que je crois qu’il est légitime d’hurler à la facilité scénaristique. Mais soit, passons… Parmi lesdits rescapés, on retrouve Ranmaru, Saya et Sakura, la miss aux cheveux roses (c’est une manie ?!?) que vous avez dû voir un peu partout.

Un bon paquet d’années plus tard, Ranmaru et sa sœur entrent dans la police. Ce dernier est alors dépêché sur les lieux de crimes peu ragoûtants qui lui rappellent un certain jour d’été. Mais il ne s’attendait pas à croiser la belle Sakura en train de dérouiller du monstre. Un vrai p’tit bout de femme, vous dis-je. « Et en plus, elle est bien roulée ! », se dit-il. On sent direct la pseudo-romance qui pointe le bout de son nez. Et devinez quoi, le jeune Ranmaru est rapidement transféré dans la division de sa douce dont les membres, tout de cuir vêtus, sont chargés d’éliminer toute menace surnaturelle mais néanmoins effective.

Si le sens des dernières phrases vous échappe, dites-vous qu’on tient là un simple prétexte pour afficher des combats sanglants. Le point central de Tokkô, certes, mais au moins il le fait bien. L’animation et les graphismes de qualités n’y sont pas étrangers, vous vous en doutez. Par contre, au niveau du scénario, la vue est nettement moins flatteuse… Et n’espérez pas des relations profondes entre les personnages pour remonter le niveau. Toutes les scènes en-dehors des combats ont un arrière goût de déjà-vu assez dérangeant et les personnages sont tout ce qu’il y a de plus stéréotypé. Si on passe facilement l’éponge pour un shônen, dans le cas d’un seinen, la pilule est plus difficile à avaler, surtout si l’on prend en comparaison quelques références du genre…

C'te coiffure, quand même...

J’vous sens fébriles quant à une énumération fastidieuse des personnages récurrents de la série. Si tel est votre souhait… Alors en vrac, on a droit à la studieuse (mais bonne), à la timide (mais bonne), à l’allumeuse (et bonne), au ténébreux (et classe), et même au couillon (ni l’un ni l’autre). Rassurez-vous, vous n’aurez aucun mal à relier ces quelques dénominations aux personnages principaux. En bref, il est difficile de ne pas déplorer un manque certain de profondeur, surtout que ça ne s’améliore pas avec le fan-service, loin de là. Franchement, les courbes généreuses et les jolis minois, je suis le premier à en redemander, mais la blondasse qui se trimballe sans sous-tifs et qui compte sur sa petite veste en cuir pour cacher ses (généreux) attributs, c’est un peu trop gros, dans tous les sens du terme (c’était salace, mais fugace…).

Fan-service, quand tu nous tiens...

On va abréger la liste des critiques peu flatteuses et terminer sur… les musiques. « Mieux vaut entendre ça que d’être sourd », dit le dicton. Après avoir entendu l’opening, vous n’en serez plus si sûrs. La techno basique, ça ne me dérange pas outre mesure, mais j’ai eu un doute quant à la dénomination de « musique » concernant cet enchaînement de sons insupportable qui dénote une forte carence en harmonie. Mais rassurez-vous, il n’y a pas encore de corrélation directe avec la disparition régulière et spontanée de vos neurones. Disons simplement que vous n’irez pas acheter l’OST de la série…

Arrivés à ce point de la lecture, vous devez être fiers de vous. Hum. Vous devez penser que cette série est à jeter dehors, étant donnée l’absence significative de toute déclaration dithyrambique à son égard. C’est bien pour cette raison que je n’ai pas fini de torturer vos rétines suppliantes.
En effet, malgré ses nombreux défauts Tokkô surprend dans le bon sens. J’ai regardé toute la série d’une traite avec, je dois dire, un certain plaisir. Malgré l’ébauche de scénario, on se surprend à apprécier la relation entre Ranmaru et Sakura, ainsi que les explications très légères sur le pourquoi du comment qui a provoqué cette tragédie, le passé (pas vraiment) tumultueux de Sakura, les petites remarques salaces de leur supérieure blonde (carrément) et même la petite sœur, c’est dire.

Y'a pas à dire, ça gicle...

En fait, Tokkô, c’est comme une glace à la pistache (pardonnez mon analogie culinaire) : ça manque cruellement de goût, mais ça reste une glace. Si vous ne voyez absolument pas le rapport, ce n’est pas vraiment handicapant pour la suite, alors poursuivez votre lecture. En clair, on se laisse bercer par l’alternance entre les combats et les petites scènes de l’insipide vie quotidienne de Ranmaru. De plus l’excellent choix du format de 13 épisodes (relativement imposé par un scénario incomplet) permet d’éviter l’ennui et nous pousse à enchaîner les épisodes comme si l’on était en face d’un très bon cru. Et même la fin bâclée, tellement incomplète qu’on peine à croire que c’est déjà fini, ne vient pas (trop) gâcher le plaisir.


Le héros coincé qui se tape tout ce qui bouge, ça énerve.

Pour conclure, je peux dire sans retenue que Tokkô possédait un gros potentiel. Doté d’une figure de proue attrayante (Sakura) et d’un graphisme agréable, on pouvait espérer de bonnes choses. Mais l’abandon du manga après seulement 3 tomes a forcé les studios d’animation à inventer eux-mêmes une conclusion au scénario, et dieu sait comme ils sont compétents dans ce domaine. Pourtant, à proprement parler, le scénario n’est pas banal et aurait pu donner quelque chose d’intéressant sous la croupe d’un vrai scénariste. Mais la vie est injuste, et on a juste droit à un brouillon. Par conséquent, tout est incomplet, que ce soit dans les relations entre les personnages, dans leur passé ou dans les explications concernant la relation démons/humains. Monde de merde…
Maintenant, il ne vous reste plus qu’à prier pour que Fujisawa se remette à travailler sur ce projet abandonné prématurément. Je vous encourage d’ailleurs à acheter la version papier, en tout point bien supérieure à l’animé, comme bien trop souvent d’ailleurs...




En résumé...

7/10

Tokkô est décevant sur bien des aspects, seul le graphisme étant à la hauteur de ses ambitions. Et pourtant, on enchaîne les épisodes, et on se complaît dans un univers peu original, mais réellement accrocheur. Alors ne faites pas la fine bouche, balancez votre bon sens dans une cage et sirotez cet animé à votre rythme, vous n’en sortirez pas déçus. Idéal pour se détendre d’une journée difficile… et même d’une journée normale en fait.

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Du téléchargement direct sur Manga Okaeri...
Très intéressant, surtout pour des animes "rares".
Le streaming, c'est mieux.
Oublie, j'ai déjà mes sources pour Naruto.
Bonne idée, surtout pour du contenu licencié.


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