Synopsis en cours de gestation !
Dans School Days, il y a School et il y a Days. Vous en savez déjà assez sur la forte carence en intérêt du scénario. Mais il ne faut pas se fier aux apparences, car quand on prend la peine de s’y pencher un peu plus, on s’aperçoit qu’il ne s’agit pas seulement d’une bouse immonde, mais aussi et surtout d’une insulte à tout amateur de japanimation (carrément !).
J’vous sens perplexes, alors on va détailler un peu plus le pitch. Makoto, boulet devant l’éternel (on est quand même dans un animé harem, merde quoi) et doté du sex-appeal d’une serpillière est tout en émois lorsqu’il voit la culotte de sa désirée. Je vous épargne les détails (qui tiennent sur un post-it), mais disons qu’il finit par sortir avec la miss en question grâce à son amie de toujours, Sekai. Bon, japanimé oblige, les deux tourtereaux sont chacun affublés d’un placard à balais dans le cul, ce qui ne facilite pas vraiment leur vie sexuelle peu épanouie. Vient alors au personnage principal (la notion de « héros » ne peut s’appliquer à cet être, voir plus loin) une idée géniale : s’entraîner à niquer avec Sekai qui, moins farouche, pourra l’aider à se sentir plus à l’aise avec l’officielle. Champion. Comble du pathétisme, la jeune désespérée accepte de se soumettre puisque, tenez-vous bien, elle en pince pour notre champion, et ce depuis le début. D’où sa volonté d’aider Makoto à sortir avec sa concurrente. Logique japonaise, cherchez pas.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Au risque de vous ôter tout suspens, Makoto va surfer sur sa nouvelle vague de popularité et devenir un vrai tombeur, quitte à se taper tous les personnages féminins de l’animé (qui représentent d’ailleurs à peu près tous les persos). Même la gamine. 12 ans, oui, c’est ça.
Un animé harem (un shôjo très libertin, respectons l’étiquette) ne va pas sans une plastique irréprochable, ça attire les pervers, soit la quasi-totalité des clients. Et quand on a des clients fidèles, on les soigne. Du coup, l’animation est naze, le graphisme sacrément bâclé, mais les filles sont jolies. Ca tombe bien, c’est le seul point qui nous (vous) intéresse.
Et là, y’en a pour tous les goûts. Par contre, c’est que du réchauffé stéréotypé, faut pas déconner : la femme parfaite (à la japonaise), timide et grosse poitrine à l’appui, la bonne copine (qui a le mérite d’être bonne, à défaut d’avoir bon goût), la gamine de 12 ans qu’on fait passer pour une lycéenne de 17 ans pour des raisons légales (un grand fantasme typiquement japonais que, j’espère pour votre santé mentale, vous ne partagez pas) et quelques autres annexes (comme la binoclarde ou la sportive, histoire d’être complet) que Makoto aura le bon goût d’enchaîner.
On vient d’atteindre un minima scénaristique que le scénariste (s’il existe ailleurs que dans la légende) justifie par la volonté d’offrir un bain de sang bien mérité à la fin de la série. En fait, il s’agit du point culminant de l’animé : le massacre final, censé évacuer toute la frustration accumulée par le spectateur (qui songe d’ailleurs sérieusement à arrêter la série) à l’encontre du champion qui se conduit comme une vraie fouine. Justification très fumeuse (et fumiste) du penchant horrifique de l’animé qui est d’ailleurs loin d’être salvateur. Mais si ça peut vous rassurer, Makoto finit bien par crever. C’est con mais ça soulage. Un peu. Cependant, la notion horrifique du titre est largement desservie par les réactions complètement irréalistes des filles (c’est-à-dire la quasi-totalité des… vous avez saisi). Mention spéciale pour Kotonoha dont la connerie n’a d’égal que la taille de son bonnet. Et ça en fait, de la connerie pure.
En résumé, on nous vend un animé qui se veut dramatique et horrifique dans l’esprit. On ressort avec un pastiche éhonté qui se contente de copier maladroitement les codes du genre. A moins de vouloir accélérer votre dégénérescence neuronale, fuyez ce truc comme la peste. Si vous voulez un drame réaliste, préférez un Kimi Ga Nozomu Eien ; pour un animé angoissant et horrifique, foncez sur Higurashi No Naku Koro Ni. Mais préservez vos rétines et votre cervelet d’un tel affront à l’intelligence humaine, et pensez à vos gosses, il paraît que la connerie est héréditaire.
2/10 |
School Days est à l’horreur ce que Busou Renkin est au shônen : une aberration exploitant un vague truc accrocheur qu’on cherche encore, même de longues heures après le visionnage. Le devoir de mémoire m’oblige à souiller vos rétines de ces images impures afin de rappeler aux générations futures le risque d’un tel bousin. La rapidité avec laquelle on efface cette chose de son disque dur reste néanmoins un plaisir intense que seuls les plus téméraires d’entre vous pourront réellement apprécier. |
Note Membres9/10 |
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1 opinion.
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Naonee : Posté le 10/06/2009 à 11:40
Vous rigoler O.O cet anime est genial ! Il faut le regardé en entier, c'est un peu choquant, mais il est vraiment excellent O.O et réaliste !
9/10