Synopsis en cours de gestation !
Si je fais le parallèle avec Shinigami no Ballad, c'est qu'il y a quand même une vague ressemblance. Dans les deux cas, l'intrigue se focalise sur une gamine qui contemple la mort quotidiennement avec un visage de marbre. Bon, ici ça part moins bien puisque la gamine en question n'est qu'un simple facteur qui vient gentiment vous remettre une lettre écrite par un défunt. Un peu comme si Toby, le gentil labrador tragiquement disparu le jour de vos 5 ans suite à une altercation avec un camion qui aurait étrangement tourné en sa défaveur, vous envoyait une lettre bien baveuse depuis le paradis des chiens pour vous signaler que bordel, la foutue balle que vous adoriez lui lancer en croyant lui faire plaisir, eh ben vous pouvez vous la foutre profond. En bref, ce métier, c'est que du bonheur. Sauf lorsque la shigofumi n'est pas vraiment bonne (la lettre, pas le facteur. Enfin, il se trouve que le facteur non plus. Vous suivez ?).
En principe, ce genre d'animé suit une trame décousue avec des épisodes indépendants, l'intrigue étant davantage focalisée sur une réflexion à partir du thème choisi (ici, l'importance d'exprimer ses sentiments de son vivant. Trop chou.). Autant dire que c'est distrayant, mais surtout très emmerdant sur la longueur. Le choix d'un format très court est donc quasi-obligatoire. A partir de cette règle, il y a les sages (6 épisodes, Shinigami no Ballad), les téméraires (12 épisodes, Shigofumi) et les fous (48 épisodes, Jigoku Shôjo). C'est là qu'on se rend compte qu'être téméraire, c'est bien, mais en fait non, pas du tout.
Mais alors, qu'est-ce qui justifie le choix d'un tel format ? "Simple question de rentabilité", vous répondrons les producteurs, mais d'un point de vue purement scénaristique, c'est parce que Shigofumi a eu l'audace de nous proposer une intrigue qui se veut construite. Ouais, c'est complètement raté, mais vous vous en doutez. Bref, aux premiers épisodes indépendants et relativement sympathiques succède une trame sur l'origine, les rêves et les peurs de Fumika, la shigofumi qui nous intéresse (le facteur, pas la lettre.). C'est ici que l'ennui commence sérieusement à poindre : si les révélations sur son passé tumultueux sont dénuées de tout intérêt, la lenteur de l'action et les grosses désillusions vis-à-vis des personnages viennent carrément vous dégoûter du peu de plaisir que vous pouviez éventuellement retirer de cet animé. Mention spéciale pour Kirameki, l'artiste incompris censé être le personnage complètement barré (et donc emblématique) de la série. Je sais, un artiste c'est excentrique, imprévisible et taré, mais l'incohérence totale de ses actions vient rapidement démystifier la faible aura qui émanait de lui. Navrant. Et je ne parle même pas de la très dispensable bluette insipide entre Natsuka, second couteau dont l'apport scénaristique tutoie le néant, et le "héros" théorique dont le nom m'échappe. Son rôle aussi, d'ailleurs. Même son visage. En fait, a-t-il vraiment existé ? Ma mémoire me fait défaut, allez savoir pourquoi...
En résumé, voilà un nouvel animé gâché par une multitude de choix très discutables dont le scénario bâclé est le principal responsable. Pas de chance, on a en plus mélangé tout ça avec un chara-design anecdotique, une réalisation tout juste dans la moyenne de l'époque et des personnages fades dont l'utilité de la majorité reste à démontrer. Ah, et inutile de vous préciser que les passages comiques caractérisés par les interventions du bâton parlant (!) de Fumika dont la voix hante parfois mes nuits (en fait, il suffit de couper le son au bon moment. Question de timing.) sont à l'image de... non, en fait ils ne ressemblent à rien, tout simplement. Tout dans cet animé déçoit, et c'est bien dommage puisqu'il y avait pourtant de quoi faire un truc très correct rien qu'avec l'originalité du pitch de départ. Hélas, le destin en a voulu autrement... Ou les producteurs, question de foi. Ou de point de vue.
6/10 |
Du gâchis surnoté, voilà qui est bien rare. En réalité, la raison est étroitement liée au fait qu'en serrant les fesses et en fermant les yeux, on parvient à avaler les 12 épisodes assez rapidement, ce qui a le mérite d'être souligné. A voir si vous n'avez vraiment rien d'autre de prévu sur votre liste d'animés, ne serait-ce que pour l'originalité du titre. |
Note Membres |
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1 opinion.
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stitch13 : Posté le 02/06/2010 à 19:43
même si le debut est un peut long je trouve que c'est un bon manga
Non noté