Synopsis en cours de gestation !
J'ai toujours apprécié les vampires. Leur apparence d’esthète aristocrate tranche radicalement avec leur nature monstrueuse, et c'est bien ce qui fait leur charme. Un vampire, en tant que classe incarnée, est donc entouré d'un épais voile de mystère autour duquel gravitent sang, pouvoir et manipulation. Alors quand j'ai vu le premier épisode, avec ses graphismes léchés, son chara-design impeccable (quoique très androgyne, mais c't'un shôjo) et son ambiance gothique à souhait, architecture et fringues à l'appui, j'ai instinctivement téléchargé les deux saisons d'un trait. Ce qui nous amène au premier accroc : deux saisons, c'est jamais très bon signe. Et pour ne rien arranger, sachez qu'une troisième saison est officieusement en préparation. C'est dire à quel point l'histoire reste incomplète à l'issue des 26 épisodes...
L'histoire, parlons-en, tiens. Comme bien souvent, ça commence plutôt pas mal. Et comme bien trop souvent, ça se prolonge… moins bien. Toute l’intrigue tourne autour d'une célèbre école assez particulière puisqu'elle abrite la jeune aristocratie vampirique dont les cours sont assurés la nuit (les mecs sont censés compter leur âge à grands coups de centaines d'années, alors on se demande un peu ce qu'ils foutent dans une classe avec des profs humains, mais pourquoi pas). Evidemment, les élèves humains ne sont pas au courant du penchant hématophile de leurs camarades, à l'exception de miss planche de surf et son copain le p'tit taciturne, j'ai nommé Yuki et Zero, fils du directeur. Forcément, ça aide. Toute la trame repose sur le triangle amoureux composé des deux précités et de l'ex-boys band Kaname, un sang pur craint et respecté, ainsi que tout ce qui gravite autour du trio. Que ce soit la raison de la présence de vampires dans une académie humaine, les véritables liens qui unissent le trio ou les intrigues politiques de la société vampirique, il y avait de quoi faire un truc monstrueux. D'autant plus que l'auteur a eu la bonne idée de s'inspirer fortement de Vampire : La mascarade et de son univers très bien rôdé.
Petit rappel pour les incultes : la société vampirique, bien que très puissante, risquerait l'extermination si elle était révélée au grand jour. C'est pourquoi l’oligarchie vampirique impose à ses membres de cacher leur nature, ce qui n'a pas empêché nombre d’entre eux de devenir d’éminents membres de la société humaine. Mais comme partout, il existe des rebelles refusant de se conformer aux règles, ce qui complique un peu les affaires de tout le monde.
Sur le papier, ça sonne idylliquement bien. Mais contrairement à Tsukihime, l'histoire de Vampire Knight est allègrement massacrée par l'omniprésence du triangle amoureux au détriment des autres piliers du scénario. On aura beau légitimement hurler au gâchis, ça ne changera rien au fait que vous allez vous traîner une histoire d'amour passablement chiante tout du long. Surtout que Yuki est plate comme son QI, alors la profondeur de ses relations amoureuses en prend un coup (le fameux "il m'aime, il m'aime pas, je sais pas, il est où le prompteur" avec un air désespéré, c'est dix fois par épisode). A moins d'appartenir à ce public exclusivement féminin fan de Twilight, vous comprendrez qu'il est difficile de se passionner pour une trame scénaristique pareillement mutilée.
Même constat au niveau des personnages avec des comportements injustifiables et souvent ridicules qui n'ont pour autre objectif que de créer un scénario là où il n'y en a pas. Etant donné que les intrigues de la société vampirique ne sont véritablement mises en avant que lors des 5 derniers épisodes (!), il faut bien combler les trous... Et pour ça, le scénario part un peu dans toutes les directions, sans jamais réellement entrer dans les détails. En fait, j'ai du mal à comprendre comment l'anime est parvenu à s'étendre sur 26 épisodes. De là à dire que les talents de scénariste de l'auteur sont limités dans la profondeur, il n'y a qu'un pas que je ne me risquerais pas à faire, mais l'idée y est. La confrontation du début entre Yuki et Aido et la haine latente entre Zero et son jumeau ne sont que des exemples de cette volonté de faire de l'audience au détriment de la cohérence scénaristique. Les motivations de chacun, même une fois révélées, n'expliquent pas tout, et les nombreux non-dits peinent à justifier l'injustifiable. Mention spéciale à la haine qu'entretiennent les deux jumeaux, modèle de la facilité scénaristique. C'est d'ailleurs pas le premier manga où je vois des haines fraternelles naître sans aucune justification valable. Je ne sais pas si les mangakas sont tous fils uniques, mais même des jumeaux ne se foutent pas sur la gueule pour des raisons pareilles... Et je n'ai même pas la force de vous parler des deux derniers épisodes tout droit sortis d'un shônen anonyme miteux, véritable insulte au reste de l'oeuvre.
Alors, ce Vampire Knight, une déception ? Ca me paraît assez évident, oui. Pourtant, les points positifs ne manquent pas. Le rendu graphique est assez sublime et s'approche de Death Note. Le chara-design, c'est avant tout une question de goût, mais d'un point de vue purement technique, le trait si particulier de l'auteur est très bien restitué à l'écran. Shôjo oblige, les personnages sont tous très beaux, ce qui serait particulièrement appréciable si les filles ne représentaient pas 10% de la population du manga. Shôjo oblige. Si vous aimez les beaux gosses efféminés qui adorent exhiber les trois poils de leur torse imberbe (des bishônens, comme on dit dans le milieu), c'est parfait, mais dans le cas contraire... Cette surabondance de beauté est aussi responsable d'un fait récurrent dans les productions japonaises (mais c'est juste histoire de pinailler, ça fait plus sourire qu'autre chose) : le sensei de Zero par exemple, c'est le vieux briscard, le type qui a tout vécu et que plus rien n'étonne. Et juste comme ça, il a la vingtaine bien tassée. Ouais, normal... Côté musical, on est là encore agréablement surpris avec des mélodies parfaitement bien adaptées à l'ambiance aristocratique du titre, et les deux ending sont tout simplement excellents, au contraire des openings plus... discutables. Il n'empêche, on ne peut que saluer l'effort du studio dans le respect de l'atmosphère très particulière du titre. Autant de bonnes surprises noyées dans un océan de déception...
6/10 |
Une note assez sévère dans la mesure où bon nombre d'anime n'atteignent jamais un tel degré de qualité, mais le rythme haché sans anesthésie préalable, l'omniprésence d'une romance de collège pas forcément passionnante et la fin lamentable auront eu raison de ma tolérance. Et comme toujours, le manga s'en sort admirablement mieux. Si l'ambiance du titre vous attire, allez donc lorgner du côté de la version papier, vous en aurez pour votre argent... |
Note Membres10/10 |
Il y a
4 opinions.
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Sandrineb : Posté le 03/03/2010 à 08:38
Super , j'ai adoré !!
10/10
Lou-Chan : Posté le 04/01/2010 à 20:30
Je tient à dire que quand j'ai lut ta critique, j'ai été choqué.
déjà le coup des 26 épisodes. Au moins sa fait durez le manga plus longtemps !
Et puis aussi le truc qui ma bien fait rire c'est quand tu as parler de la poitrine plate de Yuuki. Mais super machiste ! Pourquoi le fait que Yuuki a une poitrine plate change quelque chose au personnage ? Au contraire, je trouve que au moins elle est un peu plus naturel que certains autres personnages de manga et qu'elle ne nous donne pas plein de complexe >.<
Ensuite tu ose comparé vampire knight à Twilight --' Tu va pas comparé une dobe comme twilight avec la merveille qu'est vampire knight ?!
Puis ensuite tu nous parle des relations entre Zero et son frère jumeau trop tendu. Sa, ça me fait bien rire ^^Ichiru est juste tout simplement un traitre. Rien de plus ^^ Bien que j'aime bien le personnage, je comprend à quel point Zero le hais à présent c'est compréhensible !
Bon je vais arrêter maintenant de peur de m'emporter.
Ma note : 10/10 car pour moi Vampire Knight est vraiment un mage génial ! Même plus ! Avec des graphismes sublimes, des personnages attachant et une intrigue prenante =D
10/10
Brendeldas : Posté le 30/10/2009 à 12:23
Ouais je sais, l'avis des membres n'a pas vocation à devenir un forum, mais pour une fois qu'on a droit à un avis de plus de cinq lignes dans un langage intelligible, j'en profite. Et c'est moi qui fixe les règles, d'abord.
Commençons par cette histoire de comportements. On ne va pas revenir dessus trois mille fois, la personnalité d'un vampire est fictive, donc on peut leur attribuer le comportement qu'on veut, on est bien d'accord. Il n'empêche, j'attendais plus de classe de la part de l'aristocratie vampirique que la vulgaire confrontation du début avec Yuki. Le type qui devient fou à la vue du sang, c'est digne d'un level E. Pas d'un noble. Etait-ce dû à une pression quelconque de l'éditeur pour faire du sensas' dès le premier tome ? Le doute est permis, mais les faits sont là.
Pareil avec les jumeaux. La séparation n'a pas été forcée puisque c'est Ichiru qui est allé voir de plein gré Shizuka pour échapper à un monde dévoué à son frère plus doué (complexe d'infériorité, toussa). Passe encore ce "je t'aime moi non plus" et le tragique passage à l'acte qui s'ensuit dû au manque de discernement inhérent à la jeunesse (très Elfen Lied ça, j'ai adoré), mais bordel de merde, la scène des retrouvailles après dix ans de séparation, j'ai rarement vu plus cliché que ça. Et vas-y pour les non-dits, et vas-y que j'te dise de la merde incohérente, et on évite de parler des sujets qui fâchent, on risquerait de se réconcilier, et puis merde vas-y qu'on se foute sur la gueule (...). Putain, je sais pas si la Matsuri a des réminiscences de ses rivalités fraternelles, mais je peux t'assurer qu'entre frères, ça ne se passe certainement pas comme ça.
Je te l'accorde, je m'appuie pas mal sur des anecdotes, mais le propre d'une œuvre de qualité est de proposer un récit cohérent tout du long, et pas quelques bonnes idées obscurcies par des facilités scénaristiques pour plaire à la masse. Plus facile à dire qu'à faire, certes, mais c'est un facteur qui peut altérer le plaisir de lecture et qui est donc à prendre en compte. D'où ma remarque sur "des comportements injustifiables et ridicules" qui jalonnent l'intrigue tout du long. Mais on est d'accord, ça n'engage que moi...
Dernier truc sur l'amourette de collège. J'ai rien contre, bien au contraire. Ce que je lui reproche, c'est d'être trop présente, au détriment d'autres éléments plus "profonds" et qu'on aurait aimé voir plus en détail (au hasard, la synarchie vampirique et tout ce qui tourne autour). Quant à son indécision maladive, c'est une question de goût, mais tu m'accorderas que c'est pas le triangle amoureux le plus actif qui soit. M'enfin...
Finalement, j'crois que la question qu'il faut se poser, c'est à quand un Lestat en version manga...
Non noté
Po-chan : Posté le 29/10/2009 à 13:26
Pour ma part, j'ai vu tous les animés de Vampire Knight et j'ai lu quelques uns des mangas. En fait c'est grâce à Vampire Knight que j'ai commencé à regardé des animés. J'avais entendu dire que les animés en général étaient assez terribles à regarder, surtout du point du vue graphique (et apparemment c'est le cas pour certains animés comme Naruto), mais là, je n'ai pas été déçue du tout.
L'animé de Vampire Knight est MAGNIFIQUE, le graphisme est très soigné, et la musique également. Un vrai chef d'oeuvre !! On a vraiment plaisir à regarder quelque chose qui est aussi soigné et qui a un rendu aussi joli.
Parlons un peu de l'histoire. Pour ceux qui aiment, comme moi, le fantastique qui ne soit pas "bâclé" (pas bâclé, pour moi ça veut dire Seigneur des Anneaux et bâclé ça veut dire Twilight ou Van Helsing par exemple, après chacun ses goûts, je connais quelqu'un qui aime Twilight et Vampire knight XD les deux sont permis :p) ou les histoires un peu gothiques, vous allez très certainement adorer.
(au fait, je connais un garçon qui aime bien Twilight, si si! XD)
S'il y a des bishônen et des androgynes, c'est normal après tout, on dit bien que les vampires sont des 'beautés froides'^^. Et, il n'y a pas que des garçons, on peut citer Ruka, Yûki, Rima, Seiren, Shizuka-sama, Maria comme beautés féminines.
L'histoire, qui parait assez simple au début, se complique par la suite. La psychologie des personnages est aussi assez compliquée (comme la nôtre l'est également après tout). On trouve au fur et à mesure de l'histoire des réponses aux questions qui se posent, mais parfois des éléments restent obscurs. Alors, 'des comportements injustifiables et ridicules'? (voir critique ci dessus) Injustifiables, en effet les comportements ne sont pas toujours justifiables : ils peuvent être causés par un tas de choses dont on peut avoir plus ou moins conscience; il y a bien entendu les sentiments, qui peuvent pousser à des actes qui peuvent paraitre aux yeux des autres injustifiables et ridicules...
Pour la haine des jumeaux, il me semble qu'elle a été causée par Shizuka, et la séparation forcée des jumeaux dans deux camps différents. Cette haine semble en plus avoir été aggravée par l'amour-jalousie d'Ichiru envers Zero. Ca me semble des raisons suffisantes... Au final, Ichiru avoue à son frère qu'il n'a jamais cessé de l'aimer. S'en est-il rendu compte au dernier moment où en avait-il conscience mais sans pouvoir ou vouloir le montrer auparavant? Si l'auteur ne donne pas de réponse claire, c'est justement pour laisser le doute ^^. Je ne pense pas que Hino Matsuri soit simplement 'une mangaka dont les talents de scénariste sont limités dans la profondeur'. Les relations humaines (et vampiriques ici) sont plus compliquées que ce qu'il paraît, et je trouve que Hino Matsuri l'a très bien rendu.
Idem pour la petite Yûki. Je ne vois l'importance de la platitude ou non de sa poitrine, qui semble beaucoup importer à certain(e)s, mais ce que je vois c'est une fille honnête, qui essaie de faire le bien, un personnage que l'on retrouve beaucoup dans les manga, mais pas pour le pire. Yûki pour sa part me fait penser à Tohru de Fruit Basket. Elle semble naive et stupide parfois, mais la noblesse de son esprit est ce qui attire les autres, et elle devient un guide.
Qui n'a pas rêvé d'avoir quelqu'un comme ça dans son entourage? ^^
Yûki est également amoureuse. Mais l'amour n'est pas toujours clair, alors Zero, Kaname? l'amour qui lie Yûki à Kaname est bien différent de celui qui la lie à Zero. Et Zero, lui, met aussi du temps à savoir s'il aime vraiment Yûki. Au final, les liens qui lient le trio évoluent, et l'histoire est là aussi complexe.
Pour finir, c'est un manga-animé que je conseille vivement!!
Je mettrais donc une note de 9/10 à Vampire Knight (bah oui, pas 10, ca serait la perfection absolue sinon, et c'est réservé au manga Angel sanctuary xD).
9/10